Il n'est pas question ici d'entrer dans le détail de la fabrication d'un parfum sinon la part de rêve qu'il contient s'évaporerait !
En fait, créer un parfum, c'est jouer avec la panoplie du petit chimiste ! René Maurice Gattefossé, considéré comme le père de l'aromathérapie, manipulait des
huiles essentielles pour créer des parfums. Ingénieur chimiste, il travaillait dans l'entreprise de parfumerie et de cosmétiques familiale. C'est en se brûlant gravement qu'il découvrit les vertus thérapeutiques des huiles essentielles.
Jouez la bonne note
Sachez qu'un parfum comprend 3 notes :
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La note de tête qui est l'odeur que l'on sent immédiatement après avoir vaporisé le parfum sur la peau
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La note de cœur qui se diffuse pendant 2 à 3 heures après la vaporisation
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La note de fond, la plus tenace qui reste présente plusieurs heures sur la peau.
Pour créer ces notes, les parfumeurs ont recours à des arômes qu'ils mélangent entre eux.
Autrefois pour "emprisonner" l'arôme des plantes, et plus particulièrement des fleurs, on avait recours à deux techniques, qui existent toujours :
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la distillation, c'est à dire l'extraction des huiles essentielles, également appelées essences
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la macération des plantes dans un corps huileux, ce qu'on appelle aussi l'extraction.
On trouvait également quelques arômes issus du règne animal, tel le musc ou l'ambre.
Le parfum : la chimie dans le flacon, la chimie sur la peau...
L'avènement de la chimie moderne a tout modifié. D'abord dans les procédés d'extraction. Finie l'huile ! Aujourd'hui, on utilise des solvants volatils, comme l'éthanol, le méthanol, le benzène ou le dioxyde de carbone. Après évaporation, on obtient une sorte de cire, la concrète. En la mélangeant à de l'alcool, chauffée puis refroidie, la partie huileuse de la concrète est éliminée pour obtenir de l'absolue. Chaque solvant est sélectif pour un type de plante. Certains sont inoffensifs, d'autres beaucoup moins…
Ensuite, on a réussi à synthétiser un grand nombre d'arômes naturels, voire à en produire de nouveaux. Aujourd'hui un parfum conventionnel comprend entre 50 et 90% de molécules synthétiques dont certaines sont fortement allergisantes. Les parfumeurs travaillent avec plus de 400 ingrédients naturels et 3 000 molécules de synthèse.
Même l'alcool de ces parfums "modernes", cet alcool qui est finalement le composant principal d'un parfum, n'est plus le résultat de la distillation de végétaux. Non, il est souvent lui aussi issu de la pétrochimie.
Si vous avez tendance aux allergies, nous ne saurions trop vous mettre en garde contre les parfums, même les plus prestigieux et les plus onéreux, que la publicité nous vante à longueur de pages dans la presse féminine. Ils sont souvent gorgés de chimie.
Les concentrations
L'appellation d'un produit destiné à se parfumer est réglementée. Composé essentiellement d'alcool et d'eau auxquels on ajoute les substances odorantes, le produit portera le nom
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d'eau de Cologne, lorsque sa concentration en substances odorantes est de 6%
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d'eau de toilette entre 8 et 12%
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d'eau de parfum à 15%
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et de parfum, ou extrait, entre 18 et 24%.
L'information des consommateurs
Il est regrettable que la mention de la concentration ne soit obligatoire sur l'emballage.
Rappelez-vous aussi que la réglementation autorise les fabricants à ne pas mentionner un ou des ingrédient(s) si cela peut leur porter préjudice (risque d'être copiés). Rien n'est plus entouré de mystère et de secret que la création d'un parfum. Aussi, lorsque vous achetez un parfum conventionnel, soyez conscients qu'il a de fortes chances que tous les ingrédients qu'il contient ne soient pas pas mentionnés sur la liste INCI. Alors, prudence si vous avez tendance aux allergies...
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