Cosmétiques naturels et biologiques


Les cosmétiques naturels

 
Sommaire
 
. Des produits vieux comme le monde
 
. Quelles sont les substances utilisées dans les cosmétiques naturels ?
 
. Comment reconnaître un cosmétique naturel ?
   - les labels d'agriculture biologique
   - les labels de cosmétique biologique
   - les chartes de protection animale
   - les labels du commerce équitable
 
. Changer ses habitudes
   - généralités
   - les types de produit
 
. Le coup de gueule d'Api Bio : vous voulez du naturel ? On va vous en donner !
 
   

 
DES PRODUITS VIEUX COMME LE MONDE !

Les cosmétiques sont probablement aussi vieux que l'être humain. Les hommes préhistoriques pratiquaient sûrement les peintures corporelles et se protégeaient le corps du soleil et du froid à l'aide d'onguents à base de plantes ou graisse animale.

On sait que dans l'Egypte ancienne les crèmes de beauté, les huiles parfumées, le maquillage et le dentifrice étaient déjà utilisés. Les caravanes qui amenaient épices et soie en Europe introduisirent les cosmétique en Grèce et dans l'Empire romain.

En Europe, c'est au retour des Croisés que le maillage s'est répandu. A partir du XIIIe siècle, les nobles se maquillent, se teignent les cheveux, se soignent la peau et usent de parfum. Dès le XVIIe siècle, les cosmétiques sont utilisés par toutes les classes de la société.

Nous redécouvrons au XXIe siècle des produits naturels connus depuis des millénaires de populations lointaines. Pensez au beurre de karité des femmes africaines, aux bains d'agrumes, de cyprès et d'aiguilles de pin du japon, aux crèmes au ginseng des chinois, à l'huile d'argan des femmes berbères, au kajal des belles indiennes…

  


 
QUELLES SONT LES SUBSTANCES UTILISÉES DANS LES COSMÉTIQUES NATURELS ?

1. Les huiles, beurres, graisses et cires végétales
Par exemple, huile d'amande douce, d'avocat ou de carotte; beurre de karité, cire (improprement appelée huile) de jojoba.

2. Les huiles, beurres, graisses et cires animales
Lait, crème ou beurre, de vache, de chèvre ou d'ânesse; cire d'abeilles, etc.

3. Les eaux florales, hydrolats, infusions florales
Camomille, bleuet, fleur d'oranger, hamamelis, lavande, rose, sauge, etc

4. Les huiles essentielles
Improprement appelée huile, l'huile essentielle (HE) est une essence extraite des liquides aromatiques non huileux se trouvant naturellement dans diverses parties des plantes, des herbes, des fleurs, des fruits, des bois et des épices. C'est un mélange de corps variés, comprenant en particulier des terpènes (hydrates de carbone non aromatiques pour 95 %) et des composés oxygénés (alcools, aldéhydes, cétones) qui sont aromatiques. L'obtention HE se fait soit par distillation, soit par expression. La quantité d'HE contenue dans les plantes est toujours faible, parfois très faible, voire infime. Ceci explique le coût élevé des HE, il est lié à la rareté et non au procédé d'extraction qui reste le même pour la plupart des plantes.

5. Les minéraux
Argiles (rhassoul, argile verte, etc.); pierre ponce; pierre d'alun, etc.

6. Les alcools
On peut produire de l'alcool par fermentation (du vin ou cidre, par exemple, qui ne sont que du jus de raisin ou pomme fermenté). On peut aussi utiliser la distillation (eau vie). La qualité d'un alcool dépend donc de la matière première utilisé pour le produire.

7. Les acides gras
Il s'agit de molécules contenues dans les corps gras. Les plantes, le lait des mammifères, mais aussi les tissus animaux et les corps gras issus de la pétrochimie (huile de vidange, par exemple) en contiennent. Là encore, le produit d'où provient l'acide gras fait toute la différence.

8. Les gélifiants
On peut utiliser la farine de guar, la farine de noyau de caroube, la gomme arabique, l'agar-agar, les algines et l'amidon de pomme de terre, de riz ou de blé, etc.

9. Les algues
Excellent gélifiant, c'est l'exemple type de l'excipient de qualité; produit vivant, elles contiennent protéines, vitamines, minéraux et oligo-éléments qui en font de véritables soins actifs dans les cosmétiques naturels.

10. Les tensioactifs
Ils sont tirés de l'huile de coco ou de palme; il peut aussi s'agir de bétaïne (composant du beurre de coco), de sucre ou de miel.

11. Les conservateurs
Huiles essentielles (certaines HE sont antiseptiques comme la rose, le clou de girofle, le romarin ou la lavande), alcool; vitamine E qui évite aux huiles de rancir, etc.

 


COMMENT RECONNAÎTRE UN COSMÉTIQUE NATUREL?

Reconnaître un cosmétique NATUREL est tout simplement IMPOSSIBLE ! En effet, les appellations "naturel", "aux plantes", "aux huiles essentielles" et autres slogans du marketing ne sont pas protégées. Après tout le pétrole est aussi un produit naturel !

Rappelons aussi que les marques de cosmétiques axent leur publicité sur les principes actifs contenus dans leurs produits. Ainsi, un crème à l'aloe vera, un shampooing au miel ou un soin pour bébé à l'huile d'amande douce contiendra certainement la substance naturelle indiquée sur l'étiquette mais parfois en si petite quantité que son effet en sera négligeable.

Par contre, vous pouvez reconnaître en lisant la composition du produit un ingrédient BIO. Le législateur a adopté tant pour produits alimentaires que pour les cosmétiques le même système. Le nom d'un ingrédient issu de l'agriculture biologique est toujours suivi d'un astérisque. Mais, code INCI oblige, vous ne pourrez pas savoir quelle quantité de matière biologique contient votre cosmétique…

Pour remédier à cette situation, les producteurs de matières premières et les fabricants de cosmétiques naturels se sont réunis en associations professionnelles afin de définir des standards à appliquer à leurs produits pour obtenir un label offrant, enfin, une garantie au consommateur.

 
Les labels d'agriculture biologique

Après bien des tergiversations, des batailles intestines et des gué-guerres stériles, agriculteurs et autorités politiques se sont peu à peu mis d'accord sur un cahier des charges pour l'agriculture biologique. Chaque pays a bien entendu son propre logo et ces particularités mais les spécificités sont proches. L'Union Européenne a édicté des normes valables pour tous les pays membres. A noter que les producteurs étrangers à la Communauté européenne (comme la Suisse, par exemple) se doivent de les respecter pour pouvoir y exporter leurs produits.

En Suisse romande, vous trouverez principalement un de ces logos sur les aliments de culture biologique :
 
logo de l'agriculture biologique en AllemagneAgriculture bio-dynamique DEMETER
logo français de l'agriculture biologique logo européen de l'agriculture biologiquelogo de l'association italienne AIAB
logo suisse de l'agriculture biologique        Nature et Progrès
 
 Passez votre souris sur les logos pour lire la légende
                   
 
Attention, il ne faut pas confondre ces logos avec ceux des organismes certificateurs. Tous les labels prévoient qu'une société, indépendante des producteurs et du législateur, contrôle le respect du cahier des charges pour chaque produit de l'agriculture biologique.
 
Pourquoi vous citer ces labels dans cette page dédiée aux cosmétiques ? Parce que rien ne vous interdit d'utiliser comme cosmétique une huile alimentaire, un lait animal ou des fruits et légumes frais.
 
 Les labels de cosmétiques bio

Plusieurs pays ont créé "leur" label. Des travaux sont en cours pour parvenir à une unification des normes dans l'Union européenne. Cependant, dans les grandes lignes tous ces labels se rejoignent, notamment, dans les prescriptions suivantes :

  • Pas de tests sur les animaux
  • Pas de silicone, de paraffine, de matières premières d'origine animale (sauf provenant de l'animal vivant comme le miel, la cire d'abeille ou le lait...)
  • Pas de parfums ou colorants chimiques
  • Pas d'OGM ni de composants irradiés
  • Transformation des matières premières selon des techniques douces non dangereuses pour la santé ou l'environnement
  • Emballages recyclables
 
Les labels leaders
 
label des cosmétiques biologiques du BDIHBDIH (Union fédérale allemande des entreprises industrielles et commerciales)
 
Cliquez sur le logo pour accéder au site du BDIH

A tout seigneur, tout honneur, les Allemands sont les précurseurs en matière de cosmétiques biologiques produits et distribués à grande échelle. Le BDIH existe depuis 1951. Il a déposé un cahier des charges pour les cosmétiques biologiques en 2001 qui prévoit :

  • Un contrôle effectué une fois par an par un organisme indépendant
  • 60% des produits d'une marque devant être conformes au cahier des charges pour que le premier produit de la marque puisse recevoir la certification
  • Ingrédients autorisés à puiser dans une liste d'environ 700 composants
  • Quelques conservateurs de synthèse autorisés, à indiquer explicitement sur l'emballage
  • Pas de minimum bio imposé mais certains composants devant obligatoirement provenir de l'agriculture biologique, notamment les huiles couramment utilisées (olive, soja, sésame, tournesol, etc.) ou certaines plantes (camomille, souci, etc.).

Actuellement plus de 50 entreprises implantées en Allemagne, Suisse, Belgique, Autriche et Pays-Bas sont déjà certifiées (soient près de 3'000 produits).


COSMEBIO   -   Cliquez sur l'un des logos pour accéder au site de COSMEBIO

Cosmébio est une association française de producteurs, qui a déposé un cahier des charges en 2002 auprès du Ministère français de l'industrie.

Les entreprises adhérentes ont la possibilité d'obtenir 2 labels, présentant 2 niveaux d'exigence différents. Dans tous les cas, il est prévu un contrôle du respect des normes 2 fois par an par 2 organismes agréés par l'Etat (Ecocert ou Qualité France), portant sur la traçabilité des produits, le mode de fabrication, mais aussi le transport et le conditionnement.
 
Label Cosmétique bio
 
  • 95% minimum des ingrédients devant être d'origine naturelle et transformés selon les procédés agréés
  • Les 5% restant provenant d'une liste très restreinte
  • Quelques conservateurs autorisés parmi les plus doux tels que l'acide benzoïque, l'acide salicylique
  • 10% minimum du total des ingrédients du produit fini devant être bio
 Label Cosmétique éco-bio
  • 95% minimum des ingrédients devant être d'origine naturelle et transformés selon les procédés agréés
  • Les 5% restant provenant d'une liste très restreinte
  • Quelques conservateurs autorisés parmi les plus doux tels que l'acide benzoïque, l'acide salicylique
  • 5% minimum du total des ingrédients du produit fini devant être bio


ECOCERT   -   Cliquez sur l'un des logos pour accéder au site d'ECOCERT

 
Pour les entreprises qui ne souhaitent pas adhérer à COSMEBIO, Ecocert, leur organisme certificateur, a mis en place un référentiel également déposé en 2002 auprès du Ministère français de l'industrie. C'est pourquoi en lieu et place du label COSMEBIO, vous trouverez parfois directement celui d'ECOCERT.
  • 95% minimum des ingrédients devant être d'origine naturelle et transformés selon les procédés agréés par ECOCERT
  • Les 5% restant provenant d'une liste très restreinte
  • Quelques conservateurs autorisés parmi les plus doux tels que l'acide benzoïque, l'acide salicylique
  • 10% minimum du total des ingrédients du produit fini devant être bio
Une centaine d'entreprises dans le monde entier ont déjà été certifiées par COSMEBIO ou ECOCERT, avec au total plus de 12'000 produits, ce qui représente 95% de la cosmétique mondiale certifiée bio.  
 
Ecocert est présent, non seulement France, son pays d'origine, mais pratiquement dans le monde entier. En 2006, l'entreprise a ouvert une antenne en Chine ! Aussi son référenciel pourrait bien être choisi à l'international pour les cosmétiques biologiques. Un signe ne trompe pas : plusieurs entreprises estampillées BDIH viennent de demander la certification COSMEBIO ou ECOCERT.

Remarque sur les ingrédients issus de l'agriculture biologique : on pourrait s'étonner que ces produits estampillés BIO contiennent si peu d'éléments issus de l'agriculture biologique. La raison en est simple. Un produit biologique est forcément un produit cultivé selon certaines normes. Les plantes sauvages ne sont évidemment pas disponibles en version bio ! Il en va de même pour certaines algues et des minéraux tels que les argiles. Dans ce contexte, on ne peut que faire confiance à l'éthique du fabricant qui choisira des ingrédients issus de régions non polluées.

 
Les labels qui vont plus loin

Les normes édictées par les 4 labels leaders sur le marché ne sont que des minima. Beaucoup de fabricants vont plus loin, utilisant plus de matières premières issues de l'agriculture biologique et supprimant carrément les quelques conservateurs chimiques encore autorisés. Pas de souci pour les reconnaître, ils le font savoir haut et fort !

NATURE ET PROGRÈS
 
 
Ce label, dont le premier cahier des charges a été édicté en 1997 déjà, regroupe quelques fabricants extrêmement pointilleux.

Nature et Progrès est une association française d'agriculture biologique, créée en 1964, dont l'originalité est d'associer les consommateurs à la réflexion. On trouve là les purs et durs du bio ! Ceux qui secouent la profession et les pouvoirs publics.

Peu de produits sont estampillés Nature et Progrès. Le cahier des charges est sans doute trop restrictif… Il interdit nombre de conservateurs autorisés par les autres labels, oblige à des méthodes de fabrication extrêmement précises, respectueuses tant de l'environnement que des matières premières elles-mêmes et, surtout, demande que 100% des ingrédients végétaux soient de culture biologique.

 
Protection animale
 
Vous verrez apparaître sur certains emballages des logos qui fleurent bon la protection animale. Nous n'en voyons pas bien l'intérêt puisque les quatre labels que nous venons d'évoquer interdisent les tests sur les animaux et l'utilisation de produits issus de bêtes ayant été sacrifiées.

Soit les fabricants ont signé ces chartes avant la création des labels de cosmétique biologique, soit ils utilisent ces logos à des fins purement marketing. En effet, la signature d'une charte avec telle ou telle association leur permet d'apparaître dans des listes qui circulent dans la presse spécialisée et sur le Net…
 
 

One-Voice

EAR

VEGAN

One-Voice Thalis est une association internationale de défense animale. Elle lutte, entre autres, contre la vivisection, l'élevage intensif et toute forme de cruauté envers les animaux. One-Voice propose à toutes les marques de cosmétiques et de produits ménagers de signer une charte certifiant qu'ils ne testent pas leurs produits sur des animaux.
 

Vous trouverez aussi, sur certains emballages, ce petit lapin, emblème de l'association EAR (Europe for animal rights = l'Europe pour les droits de l'animal). Fondée en 1990, EAR publie sur son site le standard international de la cosmétique sans cruauté, adoptée en 1998 par une coalition d'associations européennes et nord américaines.

L'association VEGAN est présente principalement dans les pays anglo-saxon et dans le Nord de l'Europe. Elle s'intéresse indirectement au bien-être animal puisqu'il s'agit, avant tout, d'une société qui prône l'alimentation végétarienne. Elle n'a pas de site en français. La plupart des grandes marques de cosmétique naturelle et bio allemandes ont signé sa charte.

Pour accéder à  son
site français,
cliquez sur le logo de One-Voice
Pour accéder à son
site français,
cliquez sur le lapin de EAR
Pour accéder à son site britannique
en anglais,
cliquez sur le logo de Vegan
 

Que vous apportent ces engagements des fabricants ? Que signifient ces logos sur un emballage ? Seuls, pas grand chose ! D'abord, ils ne vous garantissent en aucun cas un cosmétique naturel et encore moins bio. Ensuite, dans la plupart des cas, ils vous certifient un produit fini non testé sur les animaux mais donnent peu de garanties sur le respect de cette règle pour les sous-traitants et les matières premières. En principe, les signataires s'engagent à ne pas utiliser de matières premières testées sur les animaux et à contrôler que leurs sous-traitants respectent la charte. Mais, face à la modialisation du marché, les fabricants - et plus spécialement ceux de la cosmétique conventionnelle - ont-il les moyens et... la volonté de le faire ?

Sachez que les quatre labels que nous avons évoqués regroupent non seulement des marques, mais aussi des façonniers, des sous-traitants, ainsi que des producteurs et des importateurs de produits destinés à la cosmétique. En s'adressant à eux, les sociétés qui commercialisent des produits labellisés ont l'assurance que leurs matières premières n'ont pas été testées sur les animaux. C'est un peu plus rassurant…

En principe, ces chartes devraient bientôt devenir inutiles. En effet, la réglementation européenne prévoit qu'à partir de 2009, les cosmétiques ne pourront plus être testés sur des animaux dans l’Union européenne. Quant aux cosmétiques testés ailleurs, ils ne pourront plus y être vendus après 2013.

Attention, certains journalistes ont mal interprété les communiqués de presse. On a lu ici et là que vers 2012, on ne trouverait plus sur le marché que des cosmétiques naturels. Si seulement cela pouvait être vrai… Il faut comprendre que vers cet horizon, les fabricants ne pourront plus vendre de produits testés sur les animaux et, qu'en fonction de l'évolution de la réglementation REACH, ils devront prouver l'innocuité de tous leurs composants, ce qui ne veut malheureusement pas dire qu'il s'agira de produits naturel et bio…

 
Le développement durable

Les trois volets du développement durableLe développement durable est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir."

Autrement dit, il s'agit d'affirmer une double identité :
  • Dans l'espace : chaque habitant de notre planète a le même droit humain aux ressources de la terre.
  • Dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de la terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations à venir.
 
On comprendra que les fabricants de cosmétiques biologiques, déjà sensibles à la protection de l'environnement qui l'un des volet du développement durable, s'intéressent à cette notion. Aussi on trouvera de plus en plus d'entreprises qui cherchent à respecter le volet social propre à ce concept.

Cette responsabilité sociale s'exerce de deux façons :

  • Responsabilité vis-à-vis de leurs salariés (conditions de travail optimales, intéressement aux bénéfices, coopératives, etc.)
  • Responsabilités vis-à-vis des travailleurs du Tiers-Monde dont sont issues certaines de leurs matières premières (commerce équitable).

Là encore, pas de souci pour les reconnaître, elles le font savoir !

 
Les labels du commerce équitable

Le commerce équitable concerne essentiellement les rapports commerciaux Nord-Sud ou s'applique à des opérations commerciales renforçant la position économique des petits producteurs et propriétaires afin d'assurer qu'ils ne soient pas marginalisés dans l'économie mondiale.
 
FINE, un regroupement des principales fédérations internationales et européennes de commerce équitable, définit le commerce équitable comme "un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, essentiellement dans les pays du Sud, et en sécurisant leurs droits".

Le commerce équitable justifie son existence en citant l'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme : "Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine." Au delà de l'acte d'achat, le commerce équitable permet de sensibiliser les consommateurs aux difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs du sud.

En matière de commerce équitable, les entreprises disposent de nombreux organismes contrôleurs, le plus connu étant MAX HAVELAR. Des labels équitables bio sont en train de se mettre en place. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés.

Actuellement seules quelques marques, qui se comptent sur les doigts d'une main, sont à la fois estampillées "cosmétiques biologiques" et "commerce équitable"…

 
Un dernier pour la route, éhtic et toc !
 
 
Voici le dernier des labels. A la fois bio et équitable ! Une idée généreuse ou un bon coup marketing ?
 
Créé en 2003 à l'initiative de plusieurs entreprises françaises, il ne concerne pour le moment que des produits alimentaires. Il est joli. Il fait son effet sur un emballage. L'engagement bio est contrôlé par le géant ECOCERT. Alors gageons qu'il a de l'avenir et qu'on va le voir fleurir un peu partout d'ici peu...
 
 
 
Les labels fantaisistes
 
Attention des marques, ne répondant pas aux critères des labels bio que nous avons décrits, apposent parfois sur leurs emballages des vignettes qui rappellent curieusement les logos de la cosmétique bio. Voilà qui peut jeter la confusion.
 
Pire des marques dont une partie des produits est labellisée cosmétique bio, parfois même des marques à l'origine de la création de ces labels, lancent des gammes ne répondant pas aux critères dont l'emballage est illustré d'un logo fantaisiste. Une chatte n'y retrouverait pas ses petits.! Une charte non plus... Le consommateur, que l'on prend manifestement pour un con-sommateur, va finir par se lasser de ces professions de foi enflammées que contredisent des agissements qui n'ont rien d'éthique...
 
Sortez votre loupe. Lisez les étiquettes et décryptez ce qui est écrit sur les emballages ! C'est la seule façon de ne pas vous laisser berner par les sirènes du marketing.
  
  
Les cosmétiques naturels sans label

On trouve sur le marché, y compris dans les magasins bio, des cosmétiques naturels sans aucun label. Plusieurs raisons à cela :

1. Fabrication artisanale ou en très petite quantité
Certains de ces produits répondent aux critères d'un label et vont même parfois au-delà. Cependant, il faut se rappeler que les frais (très importants) de la certification sont à la charge du producteur. Certaines petites entreprises n'en ont tout simplement pas les moyens.

2. Produits non bio
Certains excellents cosmétiques répondent en tous points aux critères, notamment parce qu'ils excluent les produits chimiques de leur fabrication. Seulement, les matières premières qu'ils utilisent ne sont pas de culture bio.

3. Produits contenant des composants chimiques
Attention, un certain nombre de cosmétiques vendus par les boutiques bio contiennent des conservateurs chimiques, notamment des parabens. Une seule solution s'offre à vous : lire les étiquettes !
 
 

 
CHANGER SES HABITUDES

Alors, convaincus ? Vous allez passer aux cosmétiques naturels ? Pas si simple de changer nos habitudes. Ces produits sont parfois déroutants pour le néophyte…

Généralités

L'odeur

Les fabricants de cosmétiques classiques usent et abusent des parfums de synthèse non seulement pour cacher l'odeur désagréable de certains de leurs composants, mais aussi pour vous plaire. Les parfums sont testés sur des échantillons de consommateurs représentatifs. Rien de tel dans les produits bio. Le produit a l'odeur de ses composants. Une odeur qui peut parfois vous déplaire. Sans compter que certaines plantes ont des senteurs extrêmement fortes et tenaces.

 
L'aspect visuel

Même remarque que précédemment. Un produit sans colorant chimique a la couleur de ses ingrédients qui n'est pas toujours très appétissante pour le consommateur Les fabricants de cosmétiques conventionnels savent que nous préférons qu'une crème soit blanche, couleur que nous associons à la pureté, une huile jaune et un produit pour le bain bleu… Nous associons aussi la présence supposée de certaines plantes à leur aspect extérieur. Ainsi, on nous proposera des produits à l'aloe vera ou à l'avocat verts clairs, ceux au miel ou l'huile d'olive seront jaunes, ceux aux extraits marins bleus, etc. Vous ne retrouverez pas toujours ces couleurs dans les cosmétiques bio.

 
La conservation

A force de recherches sur les conservateurs naturels, en transformant leurs produits avec une hygiène draconnienne et en utilisant des conditionnements empêchant nos doigts de toucher l'intérieur du contenant, les fabricants de cosmétiques bio ont considérablement amélioré la conservation de leurs produits aussi bien fermés qu'une fois ouverts. Cependant, et c'est valable pour tout type de produit – bio ou conventionnel -, respectez toujours la date limite de conservation du produit une fois ouvert obligatoirement indiquée sur l'emballage.

Préférez garder au réfrigérateur une fois ouverts les produits dont la conservation emballage fermé est inférieure à 30 mois. Même remarque pour les cosmétiques naturels de fabrication artisanale.

Quant aux produits que vous fabriquez vous-mêmes, vous pouvez les conserver 48 heures au réfrigérateur, mais nous vous déconseillons un temps plus long.

N'oubliez pas qu'un produit abîmé par la chaleur ou l'air, dégradé par les bactéries et virus provenant de vos doigts, peut se transformer en substance extrêmement toxique pour votre organisme.

 
Le prix

"Le bio, je ne peux pas, c'est trop cher !" Tordons le cou à cette affirmation trop souvent entendue. En général les produits estampillés bio sont plus onéreux que cosmétiques conventionnels que vous trouvez en grande surface. Cependant, ils sont souvent bien meilleur marché que les produits haut de gamme – bourrés de chimie dévastatrice pour votre organisme – vendus en institut ou en parfumerie.

Certains fabricants, sensibles à cette remarque des consommateurs, ont récemment mis sur le marché des gammes de cosmétiques bio basiques à base de produits simples et peu onéreux qui peuvent tout à fait rivaliser avec leurs homologues conventuels vendus en grande distribution. Certaines sont même distribuées par ce canal.

Enfin, si votre budget est serré, pourquoi ne pas vous rationner un peu ? Nous utilisons trop de produits inutiles et en trop grande quantité. Vous n'êtes pas obligé de vous vider la moitié de la bouteille de shampooing sur la tête à chaque lavage ! Vous n'avez pas non plus besoin d'un grand nombre de crèmes dédiées à ceci ou à cela. Un bon lait corporel en format familial peut parfaitement vous convenir de la tête au pied ! N'oubliez pas que les fabricants de cosmétiques ne nous vendent pas seulement des soins corporels, ils nous vendent aussi du rêve…

 
Les types de produits

Les crèmes

Nombre d'entre elles sont épaisses, presque compactes comparé aux produits traditionnels, donc difficiles à étaler et à doser. On en arrive à se demander si les fabricants n'essaient pas ainsi de nous pousser à la consommation en nous forçant à surdoser leurs produits ! Rien de tel. En fait, leur objectif est de nous en donner pour notre argent. En effet, si vous lisez la composition INCI de vos crèmes, vous constaterez que, bien souvent, le premier ingrédient – donc celui qui représente le plus fort pourcentage – est "agua", de l'eau ! Plus une crème contient d'eau, plus elle est fluide et donc facile à étaler. mais, plus une crème contient d'eau, moins elle contient de principes actifs et meilleur marché elle revient au producteur !

Notre truc : si vous trouvez qu'une crème est trop épaisse, prenez une petite bouteille ou un pot de yoghourt en verre que vous pourrez fermer hermétiquement. Procurez-vous une bonne eau minérale ou une eau florale dont le parfum vous plaît. Mettez dans votre récipient bien propre (vous pouvez le passez au lave-vaisselle) une noisette de crème et quelques gouttes de votre eau. Agitez pour émulsionner et le tour est joué. Votre crème fluide est servie ! Avec un peu d'entraînement, vous saurez doser la quantité d'eau à ajouter à la crème pour obtenir la consistance que vous préférez. Non seulement vous obtiendrez la consistance idéale, mais ferez aussi de sacrées économies…

Autre inconvénient des ingrédients naturels, ils pénètrent moins rapidement dans l'épiderme que leurs homologues gorgés de chimie. Au début vous aurez l'impression que votre crème s'accumule en placards blanchâtres et ou graisseux. Ce n'est que provisoire. Un peu de patience ! N'espérez pas vous maquiller ou vous habiller immédiatement après avoir étalé une crème bio sur votre peau. Laissez-lui quelques minutes pour se fondre au film hydrolipidique de votre peau et vous ne serez pas déçu.

 
Les huiles

Mêmes remarques que pour les crèmes, sauf que par définition elles ne contiennent pas d'eau ! Par conséquent, pour graisser vos vêtements, vos draps ou… votre partenaire, on n'a rien imaginé de mieux ! S'il s'agit de les utiliser comme vecteur de massage que vous rincerez ensuite, pas problème. Mais comme produit de beauté, mieux vaut créer une émulsion en les mélangeant avec une eau minérale ou une eau florale. Là encore, vous en serez pas déçu. Vous obtiendrez pour quelques centimes un excellent produit.

La bonne façon de s'oindre d'huile de soin est encore le l'ajouter à l'eau de votre bain. Quelques gouttes suffisent. Deux inconvénients cependant, prendre un bain consomme beaucoup plus d'eau qu'une douche et bon courage pour le nettoyage de votre baignoire ensuite !

 
Les gels douche et les shampooings

Vous allez leur faire deux reproches : ils ne moussent pas assez et "ne lavent pas" ! Privés de tensio-actifs chimiques, ces produits moussent effectivement peu. Or, on vous a depuis des décennies fait croire que plus un produit moussait, plus il avait de pouvoir nettoyant, ce qui est totalement faux.

Par ailleurs, de composition douce, les gels bio ne décapent pas le film hydrolipidique de votre peau, donc ils ne vous donnent pas cette (fausse) sensation de propre de leurs homologues chimiques.

Vous aurez aussi parfois l'impression qu'ils sont visqueux et qu'ils se rincent mal. Cette sensation est due aux sucres – utilisés comme tensio-actifs naturels – qu'ils contiennent.

Par contre, la plupart des gels douche et des shampooings bio ne piquent pas les yeux et peuvent être utilisés par les enfants. C'est même une mesure de santé publique que de fournir ces produits à vos gosses lorsqu'ils commencent à se laver seuls. En effet, comme il s'agit de produits qui se rincent, le législateur accepte dans leur composition toute une série d'additifs chimiques très agressifs. Or, il est fréquent que les enfants se rincent très mal, notamment les cheveux. En leur donnant des produits bio, vous éviterez nombre de dermites, allergies et autres troubles tant internes qu'externes.

 
Les savons

Si vous aimez les produits qui "décapent" et qui moussent, c'est vers eux qu'il faut vous tourner et plus particulièrement vers le savon de Marseille qu'on trouve aujourd'hui en version bio. Autre avantage du savon de Marseille, c'est un désinfectant naturel. En pain ou en version liquide, c'est ce que vous pouvez mettre de mieux près de vos points d'eau afin que tous les membres de la famille puissent se laver les mains et se brosser les ongles avant de manger, après avoir été aux toilettes ou en revenant du jardin, par exemple.

Attention, les savons vous laisseront une sensation de propre mais aussi la peau qui tire quelles que soient leurs promesses. Si ce n'est pas le cas, c'est qu'il ne s'agit pas de savon à proprement parler !

 
Les argiles

Les argiles ont été utilisées comme nettoyant pour la peau et les cheveux depuis des millénaires. Cependant, ces produits sont déconcertants pour un occidental. D'abord, ils ne moussent pas du tout. Ensuite, ils doivent être rincés à grandes eaux sinon ils laissent des résidus poudreux. Enfin, ils sont extrêmement salissants pour vos installations sanitaires.

 
Les dentifrices

Encore un produit déconcertant ! Les dentifrices bio vous étonneront par leur goût inhabituel. Par ailleurs, n'attendez pas d'eux qu'ils vous blanchissent les dents. Pour cela, il faut des produits chimiques… Par contre, ils prendront soins de vos gencives et de votre haleine comme nul autre. N'oubliez pas que le dentifrice n'est en fait qu'un produit de confort qui facilite le brossage. Ce qui nettoie vos dents, ôte la plaque dentaire et masse vos gencives, c'est le brossage justement !

Les dentifrices bio prennent toute leur importance lorsqu'il s'agit de nos enfants. En effet, les petits ont tendance à mal se rincer la bouche après le brossage et à "manger" leur dentifrice. Le législateur autorise une kyrielle de produits chimiques extrêmement dangereux dans les dentifrices classiques parce qu'il s'agit de produits à rincer.

Les dentifrices bio ayant une consistance et un goût très différents de leurs homologues classiques, vous avez tout intérêt à les proposer en premier aux jeunes enfants sinon il vous sera très difficile de leur faire accepter le changement, les leaders de la chimie faisant tout les rendre accros à leurs produits tant par le goût que par le design de leurs emballages…

 
Les déodorants

N'attendez pas la même efficacité des produits bio que des produits classiques. D'abord les déodorants bio ne sont jamais anti-transpirants. Le phénomène de la transpiration est naturel et nécessaire à notre santé. Le bloquer est très dangereux et demande des produits chimiques non seulement allergènes mais aussi cancérigènes.

La mauvaise odeur n'est pas provoquée par la transpiration mais par sa dégradation aux endroits où elle stagne (aisselles, plis inguinaux, pieds, etc.). Il est possible d'agir naturellement contre cette dégradation. Vous trouverez principalement deux types de produits : les mélanges de plantes et la pierre d'alun.

Si avez l'habitude des déodorants parfumés, les vaporisateurs à base d'eaux florales et d'huiles essentielles diverses feront votre bonheur mais n'en attendez pas une efficacité sur 24 heures. La pierre d'alun, par contre, est redoublement efficace et inodore. Elle se présente sous le forme d'un bloc minéral ou d'un stick qu'il faut mouiller avant de l'appliquer généreusement (une bonne dizaine de passage pour une efficacité maximale) à l'endroit que l'on souhaite désodoriser. On la trouve aussi diluée sous forme de vaporisateur.

 
Les teintures pour cheveux

N'espérez pas éclaircir vos cheveux avec des produits naturels. C'est une promesse qu'ils ne peuvent pas tenir sans adjonction de produits chimiques. Vous pouvez les foncer et, plus ou moins bien, couvrir vos cheveux blancs. Mais c'est tout.

Quant à la tenue de la teinture bio, seuls les produits à base de henné ou de brou de noix offrent une véritable coloration permanente. Malheureusement ils ne se déclinent pas dans toutes les couleurs que nous propose la chimie classique.

Fuyez les "faux bio" qu'on trouve encore trop souvent dans les commerces spécialisés. Non seulement ils ont parfois un résultat décevant, mais ils sont encore trop gorgés de produits chimiques.

Seul un grand laboratoire allemand a sorti plusieurs gammes de teinture pour cheveux entièrement bio. Il a du reste déposé un brevet pour protéger ses produits de la copie. Mais n'en attendez pas de miracles. Pour obtenir le résultat désiré, il faut procéder à des mélanges de poudres de différentes couleurs, tenir compte de la texture et de la couleur de base des cheveux et jouer sur le temps de pause. C'est une affaire de professionnels, difficile à réaliser à la maison.

Si vous tenez vraiment à vous teindre les cheveux dans des couleurs étonnantes, faites-vous faire des mèches. En effet, avec ce procédé, les produits chimiques ne touchent pas le cuir chevelu... sauf lors du rinçage.

 
Les protections solaires

Encore un produit étonnant et… décevant lorsqu'on a l'habitude d'utiliser les cosmétiques classiques !

Les filtres UV minéraux fonctionnent en difractant la lumière et en la renvoyant. Ils déposent sur la peau de minuscules particules, comme des mini-panneaux réfléchissants. Cet avantage en terme de santé est aussi un inconvénient sur le plan cosmétique. Une crème solaire contenant un filtre minéral dépose sur la peau une pellicule qui nous transforme en clown blanc alors que nous rêvons d'un teint couleur ambre ou miel ! Quelques marques ont réussi à diminuer ce phénomène en micronisant ces filtres, c'est-à-dire en les réduisant à des particules microscopiques.

Pire, lorsqu'ils résistent à l'eau – c'est le moins qu'on peut leur demander surtout pour nos enfants –, ils ressemblent carrément à des emplâtres, ils sont visqueux, poisseux, collants ! Pourtant, c'est cela ou la chimie dans la peau…

Attention, soyez très attentifs au stockage de vos crèmes solaires bio. Sans conservateurs chimiques, elles supporteront mal d'être abandonnées en plein soleil sur la plage ou au bord de la piscine.

Enfin, si vous optez pour les huiles sans filtre solaire (type monoï), limitez considérablement votre temps d'exposition les premiers jours et, surtout, n'utilisez pas ce type de produit pour les enfants, même s'ils ont la peau mate.

Soyez extrêmement prudent avec les produits artisanaux contenant des huiles essentielles phototosensibilisantes (bergamote, carotte, etc.). Ces substances, pourtant naturelles, ont été interdites dans les produits solaires par le législateur parce qu'elles provoquaient très troubles dermatologiques gravissimes.

 
L'épilation

Il n'y a que deux façons de s'épiler naturellement : le rasoir ou la tondeuse et la cire orientale (mélange de sucre cuit au stade de caramel et de jus de citron). La crème dépilatoire est forcément chimique.

Qu'elle que soit la technique retenue, l'épilation est un traumatisme pour la peau. Vous avez donc tout intérêt à appliquer une huile ou une crème après l'opération. Il n'est pas utile de chercher des produits spécifiques. Une huile contenant des principes actifs désinfectants et cicatrisants (rosier muscat, par exemple) ou une crème aux plantes (calandula, argousier, camomille, etc.) font parfaitement l'affaire.
 
Pour éviter les phénomènes de formation de points noirs et de repousse du poil interne, il faut éliminer les cellules mortes avant épilation. Pour cela rien ne vaut un bon gommage corporel à l'aide d'une crème, d'argile et... d'une frictioni au gant de crin.

Un laboratoire français a développé un produit naturel à bases de plantes qui ralentit la repousse des poils. Toutefois, pour obtenir une efficacité, il faut l'appliquer quotidiennement.

 
Le maquillage

Manier les colorants naturels n'est pas à la porté de tous. Peu de laboratoires de cosmétiques biologiques se sont lancés dans la fabrication de produits de maquillage.

N'en attendez pas de miracles. Même si les fabricants ont fait d'immenses progrès, le maquillage à base de substances naturelles n'a pas la même tenue que son homologue issu de la pétrochimie. Vous ne trouverez, par exemple, pas de mascara waterproof version bio ! C'est impossible.

Par contre, vous éviterez de vous abîmer irrémédiablement la peau et les yeux. N'oubliez pas que tout ce que vous mettez autour de votre œil est nettoyé par le liquide lacrymal et se diffuse ensuite dans tout votre organisme. Même remarque pour le rouge à lèvres et le gloss que vous avalez toute la journée.

Si vous adoptez le vernis à ongles naturel, n'espérez pas qu'il tienne toute une semaine sans s'écailler. Par contre, si vous avez la mauvaise habitude de vous mordiller le bout des doigts, vous éviterez de vous empoisonner à petit feu. En effet, ces produits n'étant en principe pas en contact avec les muqueuses et pas ingérés – sauf si vous vous rongez les ongles – le législateur y accepte toute une série de produits chimiques toxiques.

 

 
Le coup de gueule d'Api Bio : Vous voulez du naturel ? On va vous en donner !
 

Le 21e siècle sera écolo ou ne sera pas ! En tout cas, cette fois-ci la prise de conscience générale est bien là : réchauffement de la planète, disparition de plus en plus rapide d'espèces végétales et animales, allergies et cancers en constante augmentation. Les consommateurs veulent des produits sains, des produits naturels, non polluants, non allergisants, non cancérigènes.

Pas de problème. Vous voulez du naturel ? Les industriels de l'agro-alimentaire, de l'entretien ménager et de la cosmétique vont vous en donner… sur les étiquettes ! On n'a jamais vu autant de petites fleurs, de jolies plantes et de beaux noms clinquant sur les linéaires des supermarchés et dans les pubs. Bien sûr qu'il y a du miel, de l'aloe vera, de l'huile de jojoba, du beurre de karité ou des huiles essentielles de machin truc chouette quand c'est indiqué sur l'étiquette. Seulement, c'est en si petite quantité, mélangé à tant de produits chimiques, que cet argument purement marketing est à la limite de la malhonnêteté. Il s'agit de produits conventionnels. Le consommateur averti ne s'y trompe pas.

Vous voulez du naturel ? Les industriels l'ont bien compris. Les groupes de la cosmétique internationale créent des lignes de produits naturels. Pour gagner du temps, ils prennent des participations dans la capital de fabricants bio quand ils n'en prennent pas le contrôle. L'Oréal, par exemple, après s'être offert l'anglaise Body Shop au printemps 2006, a acquis Sanoflore, le pionnier de l'aromathologie et de la cosmétique bio en France, à l'automne de la même année. Voilà qui devrait nous réjouir. Seulement quand on sait que Sanoflore siège au sein de COSMEBIO, on a tout à craindre de l'arrivée du géant dans la petite cour des cosmétiques naturels labellisés. Pour réduire ses coûts – la cosmétique bio est chère à produire – la multinationale ne va-t-elle pas faire pression pour diminuer les exigences des labels bio ? Seul l'avenir nous le dira… A nous de soutenir, les petits, les indépendants, les pionniers, en achetant leurs produits, pour qu'ils ne soient pas tentés de faire financer leurs investissements par les multinationales qui leur font les yeux doux.

Vous voulez du naturel ? Foncez dans les boutiques bio… oui mais prenez votre loupe pour les lire étiquettes ! Vous vous sentez en confiance, vous êtes dans la Mecque du bio ? Vous avez tort. Du bio, du labellisé, vous allez en trouver mais au milieu d'un fatras de produits à moitié chimiques, voire totalement. Là aussi on frise la malhonnêteté. Faux bio, faux naturel, labels fantaisistes, cautions pseudo-médicales, faux commerce équitable, dérives sectaires… N'en jetez plus, la cour est pleine ! Nous sommes tombés dans tous ces pièges lorsque nous cherchions des cosmétiques bio. Aussi chez Api Bio, nous trions nos fournisseurs sur le volet. Nous ne visons pas le quantité mais la qualité. Nous vous vendons ce que nous connaissons. Nous avons testé, utilisés nous-mêmes, les produits que nous vous proposons. Aussi lorsque vous nous posez une question, nous ne vous répondons pas en lisant l'argumentaire marketing fourni par le fabricant ou le distributeur, mais en nous référant à notre propre expérience.

 


 
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